mercredi 18 juillet 2007

Who wants to...

Yo les chickens, comme j'ai vu que vous étiez au taquet sur les commentaires en ce moment je me suis dit que c'était le moment:

FOREVER TOP TEN, Second Session

Allez, on est parti:

1.Jogà, Björk parce que c'est comme ça et voilà.
2. Got To Get You Of My Head, Solomon Burke parce que je viens de repenser à Nick Hornby
3.Napoleon Solo, At The Drive-In parce que This is Forever!!!!
4.Les Bourgeois, Les Fatals Picards parce qu'en tête des ventes il n'y aura pas Jean Ferrat.
5. Lonesone Billy, Ennio Morricone parce que personne ne devrait jamais se passer d'Ennio.
6.Péppé, Léo Ferré parce que le dernier vers est tellement juste.
7. Des Lumières sous la Pluie, Psykick Lyrickah parce que patience, l'arche est faible et sous l'absence qu'elle absorbe, elle cèdera alors courage et...
8.Une Petite Cantate, Barbara parce que c'était un nom de guerre je crois...
9.The Prophet's Song, Queen parce que ya pas que Bohemian Rhapsody dans la vie
10.DECLARE INDEPENDANCE, Björk because she's the Alpha and the Omega, the beginning and the end...


Vala, vous connaissez les rêgles.
A vous!

Edit du jour d'après: je n'ai pas cité Joss Stone, c'est normal.
Mais là, avouez qu'elle bute des Calamars géants




Et je précise qu'on peut la voir au Grand Rex début Novembre à Paris

JOOOOOOOOOOOSSSSSSSSSSSSSSSSS

lundi 9 juillet 2007

J'ai un Dragon dans mon dos...



Non je ne consomme aucune substance bizarre (enfin si des céréales sans conservateur ni additif, mais bon…), je me plie juste aux commandements de Jean-Pierre Français et traduis tout en bon français dans le texte… Pourquoi je fais ça ? demandez à mon ami brachydactyle (qui n’est ni roux ni de Corte), il saura sans doute vous répondre qu’il n’a pas d’info…


Bref, tout ça pour dire que con promis, chose due, voici une chronique sur « The Game ».


1980, alors qu’en France Diam’s naissait et allait nous faire beaucoup de mal par la suite, la bande à machin là…, euh aidez moi, comment il s’appelle là, leur chanteur, roh c’est pesant de pas se souvenir… enfin la bande à John, Brian, Roger et machin décidait de , oh crime de lèse-majesté, mettre des synthé sur ses morceaux !!!!!!
Je suis sûr que dit comme ça, ça vous plonge dans un état de circonspection proche du rien à foutre qu’éveille dans votre esprit moins instable que le mien un épisode de Derrick en allemand (Marjanne Satrapi voit de quoi je parle…). Et bien mine de rien, lecteuses rigolardes, sachant que jusque là sur le livret de chaque alboume il était écrit en gros « And Nobody plays the Synth », ça fait quand même une sacré révolution !!!
Alors est-ce un bien, est-ce un mal, observons un papillon… euh non, ça n’a rien n’a voir… il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, mais qu’apporte ce changement profondément ?
Disons que Queen ne devient ni Van Der Graaf Generator ni Weather Report, c’est encore assez discret mais le feeling passe de glam-rock à ouvertement pop. Hurlement, trahison, choucroutalities, écoute de Muse ? Pas jusque là quand même, faut pas déconner. Et puis ces 4 là savent ce qu’ils font : aussi pour ne perdre ni le fan ni le potentiel futur fan, l’alboume s’ouvre sur « Play The Game » qui en plus de nous demander de jouer le jeu de l’amour nous demande d’accepter les changements dans la musique du groupe. Et il y arrive plutôt bien, l’accroche est bonne, la guitare encore bien présente, les paroles sonnent comme une réponse au petit désespoir de « Somebody to Love » ( « My game of love has just begun/Love runs from my head down to my toes »), les effets sont surprenant mais pas déstabilisant (c’est pas du VDGG je le répête) bref on dodeline de bon cœur, Queen est là et bien là.
Viens ensuite une attaque à rythme armé comme je les aime tant, « Dragon Attack ». Alors si tu veux de la basse, lecteur avide, mon reflet, ma déchirure, tu en auras pour ton argent ici ! Ca claque d’emblée et ça ne lâche jamais prise comme le dragon que porte le chanteur (mais si vous voyez qui je veux dire un grand qui commence à porter la moustache à ce moment là de l’histoire du groupe…). Difficile de parler d’une telle expérience le mieux étant que vous l’écoutiez pour vous représenter ce qu’est une prise en main en règle par John Deacon, avec un rythme qui s’accroche à vous au point de se substituer presque aux battement de votre cœur (c’est une image, si votre cœur bat sur ce rythme, n’hésitez pas à consulter ). Bref une de mes chansons favorites. Et ce morceau relativement « bass-driven » est directement suivi par… « Un de plus mord la poussière » ! 2 chansons consécutives de cette trempe, je devrais être aux anges, mais pourtant non. Alors pour « Another Bites The Dust », plutôt qu’un long discours, un chtit clip vous exprimera le fond de ma pensée, Queen envoie du monde sur les dance-floor et franchement c’est un bonheur.



Avec ce changement disco-funk, on retrouve aussi des morceaux de pur Rockabilly, vous savez ce rock retro, très 50’s avec « Crazy Little Thing Called Love » où tu te balances de droite à gauche en claquant des doigts avec bonheur, mais aussi avec « Rock It (Prime Jive) » un morceau en 2 partie avec une intro mélancolique chanté par machin (décidément quand ça veut pas…) puis un chapitre rock à l’ancienne chanté par Roger avec machin juste sur les chorus qui nous fait bien sentir que Red Special ( la guitare de Brian May, et oui elle a un petit nom, elle est même créditée sur certains alboumes) a toujours sont mot à dire.
Suivent deux ballades « Don’t try Suicide », un « Somebody to Love » bis sur la forme, musique guillerette et propos assez sombre, et « Sail Away Sweet Sister » ballade dans la plus pure tradition des ballades de Brian May, si on vous disait qu’il s’agit de la suite de « Someday Oneday » (qu’on peut trouver sur "Queen II") vous le croiriez sans problème.
Vient alors la fin, celle qui me pose le plus problème… C’est bien simple, je ne reconnais pas Queen là dedans, j’y vois tout simplement du pauvre rock FM, une tentative de faire des chansons pour RFM ou que sais-je pour passer à côté des bouses comme Toto ou Aerosmith… Tout en étant bien meilleurs que le moindre morceaux des groupes cités juste avant, ces morceaux laissent présager du pire de Queen, à savoir l’abominable « Hot Space ».

Alors que l’alboume s’ouvrait plein de promesses et d’un renouveau dans le style tout à fait bon, la fin me fait beaucoup de mal. Mais comme vous ne pouvez décemment pas partir sans au moins écouter « Dragon Attack » ou « Rock It (Prime Jive) », je conclurai en disant qu’on a ici un alboume charnière, 2 directions semblaient possibles, la mauvaise a été prise avec « Hot Spaces » mais les 4 gars dont le but était de nous bouger ont su redresser la barre et faire un son pop-rock de qualité. Mais qui ne retrouvera jamais le niveau des 5 premiers alboumes…


Musique (celle-là même qui sera la clef de l’amour et autre chose) :

J’vous fais un dessin ? (même si je ne les chronique pas pour le moment jetez vous sur Queen I, II et Sheer Heart Attack, deconnez pas hein, vous allez aimer)

Van Der Graaf Generator : « Refugees », « Still Life » parce que je sais que la bande à Peter Hammil est à même de provoquer les réactions les plus diverses. Adulés ou haïs, leur rock progressif (8mn minimum le morceau) ne peut pas vous laisser indifférent. Un jour si vous êtes sage, je vous ferais quelque chose de détaillé sur eux.


ps= désolé pour la qualité de la vidéo, j'ai pas trouvé mieux...mais si vous aimez là, alors on va s'entendre!

The Divine Comedy : « Sticks and Stones », « Becoming More Like Alfie » parce que quand meme Neil Hannon, c’est la classe intersidérale.

Lily Allen: ben à peu près tout, elle a été terrible en concert, ses chansons sont très 4e degree, sa musique piquante, elle fait du bon boulot quand même.

Jour de Plage :

« Civil War » sous la direction de Mark Millar : un très bon Cross-over dans l’univers Marvel, j’en arrive presque à trouver Captain America sympatique, c’est vous dire.

« Gunnm et Gunnm Last Order » par Yukito Kishiro: parce que bon faut pas déconner, c’est quand même le meilleur manga du monde, que Gally est la plus formidable de toutes les héroïnes et que putain après le secret de Zalem, vous ne verrez plus jamais le monde comme avant…

Et continuez de lire Kare kano.

Flims (mais pas sur le cyclimse) :
« El Topo » de Jodorowsky : parce JAMAIS au GRAND JAMAIS vous n’avez vu une chose pareille. Mais alors JAMAIS, T'ENTENDS !










Allez il faut partir maintenant, j’ai mal à mes jambes et j’ai du lait sur le feu pendant que je surveille le bébé avec l'eau du bain...

mercredi 4 juillet 2007

BALANCE,BALANCE...

Juste un hommage rapide à une chanson qui mérite, l’ineffable « Balance-toi » de Tony Pi, le virevoltant rappeur champion de la NBA…

Ahem, qu’est-ce que je raconte moi…

Lectrices et Hannibal, je te salue bien bas du haut de mes vacances et de l’assourdissant silence régnant sur ce blog depuis beaucoup trop longtemps… Alors certes mon silence n’est un mal pour personne, surtout pour les non-amateurs de décibels, mais mon blog criant moins fort que moi, avouez-le, vous avez cru, comme la rivère, que j’étais tari. Et bien non, j’avais juste du boulot et des vacances et croyez-moi, ça occupe…

Lectrices et Hannibal, voici donc un comeback en règle, moins fat que celui d’Alliance Ethnik, avec 4 vrais kilogrammes de bide en moins. Et je profite donc de ma nouvelle stature sculpturale et esthétisante (oui je me préfère plus maigre, sauf des cheveux) pour vous parler de l’autre amour de ma vie musicale, j’ai nommé cette formidable bande des quatre qui jouent plus bas que leur ceinture et fait pourtant d’eux un groupe de haute volée :

QUEEN


Je ne m’appesantirais pas sur des finesses biographiques vous savez déjà tout d’eux, et si ce n’est pas le cas, çay mal et vous le savez. Je veux ici vous entretenir d’alboumes moins connus que les monumentaux « A Night At The Opera » (probablement le meilleur alboume du monde si « Homogenic » d’une chanteuse islandaise assez connue des habitués de ce blog n’existait pas. Cet avis étant particulièrement objectif, convenons-en) ou « Innuendo ».

Parlons, au hasard, de « A Day At The Race ».

Mais si vous savez, une des nombreux alboumes noirs du groupe qui a la facheuse caractéristique principale d’être sorti JUSTE après L’ALBOUME BLANC, le vrai, pas celui de ce petit groupe marrant qui joue au dessus de la ceinture.

« A Day At The Race » a donc eu la bonne idée de faire suite très rapidement a un alboume que 103% des groupes de rock rêvent de faire un jour et est constitué de 10 morceaux écrits en même temps que ceux de « A Night… ». On peut dire rapidement que ce sont les chutes de l’alboume précédent, mais quand on connaît le précédent (probablement le meilleur alboume du monde si « Homogenic » d’une chanteuse islandaise assez connue des habitués de ce blog n’existait pas. Cet avis étant particulièrement objectif, convenons-en encore), on a une idée du niveau. Si tu es aventureuse, lectrice ma sœur, ma passion, mon déchirure, tu peux abandonner là la lecture de ce prose bordélique et courir ou voler ou faire du vélo vers le disquaire le plus proche pour te procurer cette œuvre, tu ne pourras pas être déçue.

Mais si tu as élevé le doute métaphysique en impératif moral, quelques éléments de critique supplémentaires deviendront ton primum mobile vers le point de ravitaillement le plus cher à ton cœur ou à tes cuisses si tu es sur un vélo et que ça monte par chez toi.

L’alboume s’ouvre donc sur une intro (magnifique pléonasme n’est-il pas ?) instrumentale comme sur « A Night… » (probablement le meilleur alboume du monde si « Homogenic » d’une chanteuse islandaise assez connue des habitués de ce blog n’existait pas. Cet avis étant particulièrement objectif, convenons-en une fois de plus) et un morceau étonnamment rock qu’on croirait presque issu de « Sheer Heart Attack », l’alboume 100% hard-rock de la bande à Brian May (non je ne citerai pas leur méconnu et sous-estimé chanteur !). Très vite on retrouve la pâte des ballades de « A Night… » (vous connaissez déjà le contenu de la parenthèse) avec les très romantiques « You Take My Breath Away » ou « You and I ».

Petite parenthèse pour les lecteurs et lecteuses romantiques de ce blog, lors d’un repas en amoureux, 43 minutes avant conclusion et après le repas, histoire que tout se passe juste un instant vos cœurs l’unisson, une écoute de cette alboume pendant les préliminaires fera son effet.

Outre son côté « shinning in the mooooooooooooooonlight » que retenir de cette galette :

Une guitare un peu plus discrête qu’à son habitude mais tellement efficace (« Long Away » en tête et la sublime valse électrique sur Millionaire Waltz)

Un piano à son sommet, Freddy (je parle du pianiste pas du chanteur, donc j’ai le droit de citer !) fait des merveilles dans TOUS les morceaux.

Des chansons tout simplement géniales dont l’unique défaut est de ne pas être sur « A Night… » et donc moins connues et moins « évidentes » ce qui est plutôt une qualité :

-The Millionaire Waltz, drôle, riche, passionée (toute indiquée pour les rencontres romantiques), avec une basse de rêve durant l’intro.

-Somebody To Love, chorus géniaux, entrainante, lumineuse.


-Good Old Fashioned Lover Boy, typiquement la chanson qui vous relance au sortir d’une nuit de doute et d’insomnie.

-Teo Torriate, une chanson à moitié en japonais qui a toutes les dispositions pour devenir une chanson obsessionnelle (Plaf fait l’essai, tu seras pas déçu ).

En resumé, un alboume excellent, mais pour qui aura déjà trainé ses pavillons sur « A Night At The Opera » (BEST.ALBOUME.EVER \ HOMOGENIC, tout ça…), moins flamboyant, moins révolutionnaire, plus « one-sided », moins inattendu. Il souffre énormément de l’aura, jamais galvaudée, de son illustre aîné. Mais si vous êtes prêt à vous investir un peu plus dans la musique de Brian, Roger, John et le dernier dont le prénom m’échappe, une perle à n’en pas douter. Ce qui signifie que face à la masse des alboumes rock passés, présent et à venir (voire à vomir), c’est un incontournable tant il est cohérent et lumineux (étonnant pour un alboume qui rappelle tant un dîner aux chandelles !).

La prochaine fois une nouvelle chronique sur le très inégal « The Game ».

Miousik :

Chais pas, euh, pff, du Queen ?

Barbara : « Mes Insomnies », « Une Petit Cantate », « Le Soleil Noir », parce que je sais que ça fera plaisir à mon Blito et que ce sont de si justes textes.

Ennio Morricone : « Lonesome Billy », tous les morceaux de « Et pour quelques dollars de plus », parce qu’on ne devrait jamais se passer d’Ennio.

Tony P : « Balance-toi » parce que BALANCE BALANCE BALANCE…



Jour de plage :

Masami Tsuda : « Entre Elle et Lui, Kare Kano », parce que je sais pas ce qui m’arrive mais j’aime cette histoire d’ado …

Goscinny/Uderzo : « Astérix en Belgique », parce que qu’est-ce que je me suis marré en le relisant…

Livres :

Pierre Desproges : je dirais TOUT, mais plus particulièrement « Vivons heureux en attendant la mort »

Wagner : La tétralogie de « l’Or du Rhin »

Allez il faut partir maintenant, parce que c’est suffisamment long et qu’il y tellement de blogs plus intéressant sur lesquels perdre votre temps !

lundi 11 juin 2007

THIS IS FOREVER!!!!!

Allez hop petit hommage à %let et au Solo de Napoleon, juste histoire de dire que dans 3 jours je suis à Bachtia


Jouons si tu le veux bien fourbe lecteur mon semblable, ma sœur.
Donne sans réfléchir, d’un 1er jet 10 titres de chansons qui traînent dans ta tête. On va faire ce jeu une fois par mois pour voir un peu qu’elles sont les indéboulonnables et au final les morceaux qui t’habitent en permanence. Il y aura bien sûr des variations mensuelles, mais au bout de qq mois on va commencer à voir une tendance forte, des chansons qui reviendront sans cesse.

Voici ma liste :

1.Crucified/Army of Lovers, parce qu’il n’y pas plus dancefloor anthem
2.Mélanie/Brassens, parce que les chansons de salle de garde ont toujours été de mon goût
3.The Lemon Song/Led Zeppelin, parce que la basse c’est la vie
4.Joga/Björk, parce que jamais aucune chanson ne m’a plongé dans un tel état d’urgence. Et qu’il est beau d’être ainsi.
5.Viva Forever/Spice Girls, parce que jamais au grand jamais je n’avais ressenti d’épiphanie artistique avant ça, parce qu’au moment où je la découvrais, le soleil de midi éblouissait la pièce et l’univers entier, pour une seconde s’est ouvert pour moi
6.« L’Uomo-Tigre , Il Campione »/Ricardo Zara, parce qu’on a les Victory fanfare qu’on mérite (Ça fait un bail qu’elle n’a plus retenti d’ailleurs)
7.Toccata et Fugue /J.S. Bach, parce que des fois l’être humain peut atteindre au sublime et vous faire avoir confiance en lui.
8.La Mémoire et la Mer/Ferré, parce qu’il n’y a pas plus beau texte en langue française.
9.Voici/Brel, parce que même si ce n’est pas « la Lumière jaillira », il n’y a pas chanson plus lucide.
10.« 3 Speeds »/Eels, parce que même au comble du désespoir, de l’horreur, de la solitude, de la déréliction, il reste les mots et la musique.

C’est à toi maintenant.

Pas de réflexion, balance ce qui te vient directement à l’esprit, avec 3 mots d’explications si ça te dit. Je précise au passage que les numéro ne sont pas un classement juste l’ordre dans lequel les titres sont arrivés dans mon cerveau en compote, pomme/rhubarbe d’ailleurs.


Allez partez maintenant, allez faire la bise à Pénélope ou écouter les belles chansons de Luciano

jeudi 31 mai 2007

'Cause you gotta have faith

N'allez pas croire que la reprise faite ce soir par Oshen lors de son concert de ce tube de George Michael, l'homme qui n'oublie jamais de vous reveiller avant d'aller aller, soit pour quoi que ce soit dans le choix de ce titre débile...
La foi, ami(e) lectrice et hannibal, c'est en l'espoir qu'un jour ce blog sera remis à jour de façon regulière qu'il faut l'avoir...
Alors en attendant de commettre mes dernières critiques, une micro mise à jour, histoire que Mamad puisse dire à quel point c'est chiant que je ne raconte pas ma vie sur ce blog ^^

Musique
(qui était mon premier amour et pourrait être mon dernier)

Tori Amos:Professional Widow. Parce que quand même quand elle fait des chansons qui bougent, ça déchire des oursons de l'ACA. Et quand elle fait des ballades, elle touche tout aussi juste, j'en veux pour preuve sa TRES subtile reprise de Somewhere Over The Rainbow; si des mamans lisent mon blog, je ne pense pas que vous puissiez offrir une meilleure berceuse à vos nains.
Meat Loaf: avant le looooooooooong article que je compte bien consacrer à ce très gros rockeur, une sucrerie pour toi public d'amûûûûûûûûr


Sa meilleure chanson avec Jim Steinman, par rapport album il manque le petit riff ironique sur le "Let me sleep on it". Prêtez bien l'oreille à la fin de la chanson, les lyrics les plus 34e dégré du rock!!
Allez une autre parce que... parce que... voilà quoi...


le monsieur qui s'énerve beacoup au début n'est autre que Jim Steinman. Il existe une autre version avec une autre choriste que perso je préfère mais impossible de mettre la main dessus...
Max Boublil: Tu vas prendre. Parce que quand même c'est très Groland et qu'il faut bien rendre hommage à Nono!!


Jour de Plage:
Keiji Nakazawa:
Gen d'hiroshima. Parce qu'aucun des livres que vous pourrez lire sur Hiroshima ne sera jamais aussi précis et poignant, 10 volumes d'anthologie.

Marjanne Sastrapi
: Persepolis. Parce que c'est bidon de dire que c'est bien, parce qu'on a peur que ce soit galvaudé, lisez les, tout simplement.

Nancy Pena: Kitsune Udon. Aux Editions Miniblog, 16 mini pages de belle BD. Saisissant.

Et continuez à mater the L World !

Allez partez maintenant, Luciano a surement beaucoup à vous apprendre ou Fred Neidhart vous fera aimer la Franche Comté...

mercredi 9 mai 2007

BONNE GALETTE!!!! BONNE GALETTE

J’aurais voulu appeler ce post Cabin Fever, car c’est d’après Björk elle-même ce qui l’a poussé à faire ce nouvel alboume en studio loin de chez elle…

Hep hep hep les gens qui s’enfuient là-bas dans le fond, je ne parlais de l’ immeeeeeeeeeeeeense film produit par David Lynch hein, mais bien de l’étouffement qui naît du fait de rester trop longtemps au même endroit. Car oui Volta est le 1er alboume « studio » de Björk depuis Post, Homogénic, Vespertine et Medullà ayant été enregistré dans le pitit studio personnel de la chanteuse.

Trêve d’introduction, entrons dans le gras de l’alboume.




Je signale au passage que je tiens ici compte des avis qu’on m’a formulés sur la longueur de mes interventions, par conséquent je ne fais qu’un critique générale et pas un craquage chanson par chanson comme je souhaitais faire à l’origine

Après des alboumes sous le signe du métal, de la neige et du vent (dans l’ordre Homogénic, Vespertine et Medullà), Björk signe ici une galette sous le signe de l’eau et de la foudre. Entre Earth Intruders qui nous parle de Tsunami et de canonniers, Vertebrae by Vertebrae qui reprend l’orchestration du très liquide Drawing Restraint 9, Wanderlust qui nous laisse à entendre les mouettes, le ton est donné. De plus l’omniprésence des cuivres sur l’ensemble de l’alboume donne un souffle marin, comme autant de vaisseaux lancés sur l’immensité des mers de notre esprit. Wanderlust, pour ne citer que lui, est bien un appel à la grandeur des voyages et de la soif de chacun de découvrir le vaste monde, une ballade , disons le d’emblée, déjà d’anthologie avec le souffle d’un morceau d’Homogénic comme Bachelorette (eh oui rien que ça ma bonne dame) mais avec des cuivres en lieu et place de corde. Et ça fait très mal. A la vibration primordiale des cordes Björk substitue le souffle et d’un coup l’univers musicale s’ouvre devant vous.

Néanmoins ce nouvel alboume ne s’adresse pas qu’à l’esprit comme on a pu le reprocher à Vespertine ou Medullà, car il y aussi de la foudre. Et quels éclairs! A faire pâlir le Dr Emmet Brown ! 2 morceaux sont de véritables pains dans la gueule : Innocence aux beats minimaux basé sur des samples de bruitages de jeux vidéos (lo-fi mon amour) et surtout surtout Declare Independence. Pour ceux qui avait apprécié la sauvagerie de Pluto dans Homogénic Björk et Mark Bell donne un grand frêre à ce morceau proche de la techno hardcore. D’ailleurs je cite ici la réaction de %let en découvrant le dit morceau (tu ne m’en voudras pas hein ?) « hey mais c’est thunderdome volume 23 !! ». En effet ça castagne mes amis, et ça fait plaisir : le beat s’intensifie avec l’appel à déclarer notre indépendance vis à vis du monde, des autres, du nutella, de toute forme de joug, jusqu’à tabasser sec sur les derniers HURLEMENTS de Björk qui nous enjoint à lever nos drapeaux. Un morceau qui prend aux tripes, au diaphragme, aux gonades et qui nous laisse proche d’un état de transe guerrière, un morceau à déconseiller aux amis des petites fleurs, des bisounours ou d’Heidi la petite fille de l’Alpe (encore qu’on peut aimer Heidi et cette chanson, j’en suis la preuve vivante…mais pas sobre…). Les balades avec Anthony The Dull Flame of desire (titre déjà culte) et ses cuivres qui vous léchouillent comme un feu rampant et My Juvenile, moment de grâce suspendu se trouvent toujours dans la proximité directe de ces attaques à rythme armé, preuve du sens du détail délirant dont à fait preuve cet galette.

Bref un alboume qui parle à notre soif d’ouverture sur le monde et la nature ainsi qu’à notre corps et sa volonté animale de s’exprimer dans ce monde. Une merveille d’équilibre entre les morceaux éthérés des 3 derniers alboumes et les « dance floor anthems » de Post ou Debut. Une fringale du vaste monde et de sa réalité physique néanmoins. Je pense même, en bon fanboytron, que cet alboume ouvrira Björk à un public encore plus large que celui qui est déjà tout entier gagné à sa cause tant elle a su s’ouvrir tout en restant l’extraterrestre qui nous fait l’aimer.

Merci Mlle Guðmundsdóttir, une fois de plus. Ainsi qu’à toutes les personnes de génie desquelles vous savez toujours vous entourer, Mark Bell, Timbaland, Konono 1er, Michel Ocelot pour le clip, Anthony Hegarthy et sa voix très jjjesque, la fanfare de cuivre qui habite littéralement cette alboume, Min Xiao-fen et son étrange instrument vu dans DR9, et j’en oublie.

Musique :

A votre avis ?

Serge Reggiani : La java des bombes atomiques. Sur la base d’une note de Boulet, j’ai repris un malin plaisir à écouter cette chansonnette œuvre de Boris Vian à l’origine.

Les Fatals Pilchards : Dis-moi. 200% jeux de mots pourris, un travail d’orfèvre de la vanne.

Les bourgeois, Et puis merde je vote à droite. Parce bon c’est le moment de les écouter en boucle quoi…

Et continuez d’écouter Oshen aussi tiens.

Jour de Plage :

Death Note. Eh ben voilà, il est là le manga qui me redonne envie de lire des mangas. Nononbâ m’avait pas fait ça tant il était ovniesque, là on a du très bon seinen (manga pour jeunes adultes).

Romain de Mélaka. Parce que, parce que, parce que la bd autobio c’est aussi des moment tragiques.

Film (au ciné) :

Still Life de Jia Zhang-ke. Je crois que je suis amoureux de l’utilisation de la DV pour l’irisation de la lumière. Mais attention, il n’y a pas qu’un prétexte technique dans ce film, il y a surtout une réflexion de fond sur la Chine contemporaine, capable de modifier son environnement dans des largeurs jamais atteintes par l’homme et pourtant en dernier instance ce sont bien les liens humains qui doivent faire ou défaire tout cela.

Spiderman 3 de Sam Raimi. Si vous avez aimé les 2 premiers, n’y allez pas. Dans le cas contraire, n’y allez pas non plus.


Allez hop hop hop disparaissez maintenant, retournez voir plaf qui perd des visiteurs ou les nouvelles aventures des Heroes chicouchiquesques

vendredi 4 mai 2007

Lectrices, Hannibal...

Amies, frères, poulpes, calamars.
Excusez-moi… j’ai perdu le rythme, 1 semaine que je vous délaisse, vous faisant miroiter des choses sublimes dans mes commentaires mais me contentant au final d’ajouter des liens… Liens de qualitay certes, mais rien qui ne soit vraiment un éjaculat putride de mon cerveau malade et défaillant. Cette période d’inactivité bloggesque a été, en plus d’une ascension (Géraaaaaaaaard) de sommets auvergnats sans façon, une période de réflexion profonde, un peu comme genre les paroles d’une chanson d’Alizée. C’est dire si je me suis fait mal au ciboulot…
Aidé par l’alcool de prune et les critiques acerbes d’un fin exégète (« honnêtement ton blog, c’est de la merde » ), j’ai entrepris de me pencher sur le message que je souhaitais délivrer à mon public d’anthologie. N’essayez pas de fuir, j’ai un excellent module stat qui me permet de savoir que par jour une 20aine de personnes de qualité supérieure, garantis sans engrais ni traitement chimique, traînent en ces parages de naufrage mental…
Bref comme j’ai fait le choix de ne pas faire de ce blog un journal secret comme au plus grande heure de ma formidable 4e5 à Bachtia, comment ne pas paraître trop austère ou pointu au lecteur de passage ?
Naïvement, parce que peut-être des fois, j’ai une foi indéfectible en l’amour de l’être pour l’art (Bigre que c’est ronflant comme formule…), je pensais que causer musique, film, jour de plage et octopodes séchés sur un rocher au soleil de Farinole (Feringule pour les puristes qui malmènent les panneaux de signalisation) serait une assez bonne chose pour commencer. Raconter au final ma vie, mais pas au travers des micro évènements qui parsèment mon trajet vers le boulot chaque matin ou de mon bureau à mes chiottes chaque jour, mais par le truchement de mes découvertes hétéroclites au hasard de la bande FM, des rayons des librairies ou du Net. Lecteur, mon semblable, ma douleur, ne me fais pas croire que putain tu peux accorder plus d’importance à la texture du caca dans lequel j’ai marché qu’à l’harmonie des couplets en duo de « Comment te dire adieu » version Jimmy Sommervile ???
Si c’est le cas je boude…





Mais pas trop. Je n’ai pas pour vocation d’éduquer les foules, malgré les vagues mélancoliques qui m’assaillent chaque soir quand sur ma terrasse j’attends communistiquement la venue du Grand Soir, je veux juste partager un peu les vibrations qui m’habitent et me hantent (jaytayvay, si tu fais le moindre calembours là-dessus, je noie ton alboume de ten years after).
Flatte-je mon égo de cette manière ? disons qu’étant unique responsable de la prose portant mes critiques, je me fais un peu plaisir des fois. J’ai trop lu les Cahiers du Cinéma ou les Inrock pour croire que le chemin le plus court entre l’œuvre et la sensation est la ligne droite, sauf dans le cas particuliers du cinéma pour adulte, mais là n’est pas le propos… C’est sans doute parce que j’aime écrire que j’ai franchis le pas pour ce bloug. Mais écrire juste pour soi ne vaut pas mieux que la masturbation et au bout d’un moment, non seulement ça lasse mais en plus ya des cloques. J’arrête les métaphores salaces, car à trop en abuser ça lasse… ahem…
Bref j’ai pensé que le ressenti de mes occupations de temps de cerveaux pouvaient intéresser. En vain semble-t-il. Et puis écrire sur une chanson ou un film sans vous les proposer, c’est aride. Je n’aspire qu’à être une étincelle qui vous poussera vers un œuvre, rien de plus. Si au final les lecteurs refusent le dialogue avec le gluons du trou et de l’étincelle (Téléchat is the Light), je n’y peux rien.
Ayant beaucoup flatté ici mon petit égo et mon vif, je prends la décision de continuer. Si la culture ne vous intéresse pas, passez votre chemin, si la soif de divertissement vous anime, passez de temps à autre me faire un petit coucou, il y aura toujours une petit quelque chose à vous mettre sous la dent.
Au final, mon blog c’est de la merde, mais la merde ça a du goût !

D’ailleurs subreptice je voudrais parler aujourd’hui d’une chanteuse fort gouteuse, qui elle ne fait pas de la merde, Oshen.


la demoiselle a sorti ces jours-ci sur l’iTunes Music Store (et dans qq semaines en galette, pour les refractaires à la musique sans support physique) son second alboume et qu’elle ne fut pas ma joie de pouvoir combler le vide entre mes deux oreilles par ses textes savoureux.
Découverte au hasard d’une première partie d’Anaïs, je suis tout de suite tombé amoureux de son à-propos et de ses paroles.
Tantôt tout à fait conceptuelle (« Le Chat » : Un chat Gris/un Grand chat/ Un chagrin de bonheur/M’a poussé au milieu du cœur/ A poussé comme une fleur/ j’ai le bide qui bat la chamade/Ma fierté en prend pour son grade ) ou fondamentalement ironique (« Capitaliste » : Je crie au bon moment/ Je te regarde complètement bouleversé/ tu m’avoue que tu n’songes qu’à faire jouir l’autre en premier ; écoutez bien sa diction, c’est un sourire en coin qui vous parle), elle porte tout ça avec une bien belle énergie sur scêne. D’ailleurs l’ayant connu d’abord sur scène la 1er écoute de l’alboume m’a avait un brin refroidi. Que nenni 6 mois plus tard, c’est un de mes disques de chevet !.
Dans ce second opus, moins de textes conceptuels, sauf vers la fin de la galette (Arc en Ciel en particulier où on retrouve la plume du Don de L’Aigle ou de Une Noix), toujours autant d’histoire d’amour (Jim, La Première Fois que…), mais des orchestrations plus riches (Si On Tombe, Jim). A la première écoute, j’ai bien entendu été déçu, comme pour Pamplemousse Mécanique des Fatals, comme Limousine de Brand New, comme Bat Out of Hell III de Meat Loaf. Mais ce n’était qu’un arc réflexe de mon formidable sens de la contradiction. Ce second alboume est bieng. Moins aride que le 1er, il fait la part belle au mélodie qui vous trotte dans la tête des heures durant et vous font mettre « repeat » sur le même morceau, comme « Baratineur » duo/combat de boxe avec Anaïs, que les fans de la 1ere heure connaissant déjà tant il s’agit d’une piêce centrale du tour de chant des deux troubadours marseillaises. D’ailleurs, en voilà un beau single mesdames, texte drôle pour Anaïs, voix caressante pour Oshen, refrain qui claque comme une reprise de volée pleine lucarne qui fait se lever la tribune Petrignani à Furiani, complicité de tous les instants des interprètes (Oshen programmait le 1er groupe d’Anaïs à l’époque de leurs débuts marseillais), voix parfaitement placées (Anaïs en haut, Oshen en basse, et putain qu’est-ce que j’aime les basses…), bref ça risque de faire mouche.
Un alboume de qualitay d’une chanteuse de qualitay. Et plein de bonnes choses à écouter sur son MySpace, le lien est sur la droite.

Musique (et que chacun se mette à fermer sa gueule svp) :
Bah bon Oshen quoi, les 2 alboumes…
Joe Dassin : Il était une fois nous deux, Dans les yeux d’Emilie. J’ai mal, et c’est bon d’avoir mal.
Robert Charleboué : Je rêve à Rio, Conception. Eclatation totale Robert, et c’est pas thom qui me contredira !
Juste Jacques : Glory Days. Rah la puissance du dernier jour de Rock en Seine cette année les jeunes…
Les Fatals Picards : Montez le pantalon, mais la version de Picardia Independenza, tellement plus drôle !!
Jimmy Sommerville : Comment te dire Adieu. Si toutes les reprises étaient de ce tonneau le monde serait sans doute moins désespérant.
Jean Ferrat: A la une, Dans la Jungle ou dans le Zoo. C'est ma participation politique du WE...

Jour de Plage :
F’murr : le Génie des Alpages. 14 Albums en 30 ans, un ras le bol du bleu, un esprit à part. Un grand merci à la wilde reiterin de m’avoir fait découvrir ça.
Monsieur Le Chien : Paris est une Mélopée. Rien que parce qu’il y a mélopée dans le titre et qu’il sait lutter activement contre Alzheimer, cet homme mérite.

Série :
The L World. Le casting de Desperate Housewives est tout pourri à côté !

Allez il faut partir maintenant, Davy a sans doute des choses bien plus intéressantes à dire que moi et Mélaka a sa petite Maya à vous présenter