jeudi 31 mai 2007
'Cause you gotta have faith
La foi, ami(e) lectrice et hannibal, c'est en l'espoir qu'un jour ce blog sera remis à jour de façon regulière qu'il faut l'avoir...
Alors en attendant de commettre mes dernières critiques, une micro mise à jour, histoire que Mamad puisse dire à quel point c'est chiant que je ne raconte pas ma vie sur ce blog ^^
Musique (qui était mon premier amour et pourrait être mon dernier)
Tori Amos:Professional Widow. Parce que quand même quand elle fait des chansons qui bougent, ça déchire des oursons de l'ACA. Et quand elle fait des ballades, elle touche tout aussi juste, j'en veux pour preuve sa TRES subtile reprise de Somewhere Over The Rainbow; si des mamans lisent mon blog, je ne pense pas que vous puissiez offrir une meilleure berceuse à vos nains.
Meat Loaf: avant le looooooooooong article que je compte bien consacrer à ce très gros rockeur, une sucrerie pour toi public d'amûûûûûûûûr
Sa meilleure chanson avec Jim Steinman, par rapport album il manque le petit riff ironique sur le "Let me sleep on it". Prêtez bien l'oreille à la fin de la chanson, les lyrics les plus 34e dégré du rock!!
Allez une autre parce que... parce que... voilà quoi...
le monsieur qui s'énerve beacoup au début n'est autre que Jim Steinman. Il existe une autre version avec une autre choriste que perso je préfère mais impossible de mettre la main dessus...
Max Boublil: Tu vas prendre. Parce que quand même c'est très Groland et qu'il faut bien rendre hommage à Nono!!
Jour de Plage:
Keiji Nakazawa:Gen d'hiroshima. Parce qu'aucun des livres que vous pourrez lire sur Hiroshima ne sera jamais aussi précis et poignant, 10 volumes d'anthologie.
Marjanne Sastrapi: Persepolis. Parce que c'est bidon de dire que c'est bien, parce qu'on a peur que ce soit galvaudé, lisez les, tout simplement.
Nancy Pena: Kitsune Udon. Aux Editions Miniblog, 16 mini pages de belle BD. Saisissant.
Et continuez à mater the L World !
Allez partez maintenant, Luciano a surement beaucoup à vous apprendre ou Fred Neidhart vous fera aimer la Franche Comté...
mercredi 9 mai 2007
BONNE GALETTE!!!! BONNE GALETTE
J’aurais voulu appeler ce post Cabin Fever, car c’est d’après Björk elle-même ce qui l’a poussé à faire ce nouvel alboume en studio loin de chez elle…
Hep hep hep les gens qui s’enfuient là-bas dans le fond, je ne parlais de l’ immeeeeeeeeeeeeense film produit par David Lynch hein, mais bien de l’étouffement qui naît du fait de rester trop longtemps au même endroit. Car oui Volta est le 1er alboume « studio » de Björk depuis Post, Homogénic, Vespertine et Medullà ayant été enregistré dans le pitit studio personnel de la chanteuse.
Trêve d’introduction, entrons dans le gras de l’alboume.
Je signale au passage que je tiens ici compte des avis qu’on m’a formulés sur la longueur de mes interventions, par conséquent je ne fais qu’un critique générale et pas un craquage chanson par chanson comme je souhaitais faire à l’origine
Après des alboumes sous le signe du métal, de la neige et du vent (dans l’ordre Homogénic, Vespertine et Medullà), Björk signe ici une galette sous le signe de l’eau et de la foudre. Entre Earth Intruders qui nous parle de Tsunami et de canonniers, Vertebrae by Vertebrae qui reprend l’orchestration du très liquide Drawing Restraint 9, Wanderlust qui nous laisse à entendre les mouettes, le ton est donné. De plus l’omniprésence des cuivres sur l’ensemble de l’alboume donne un souffle marin, comme autant de vaisseaux lancés sur l’immensité des mers de notre esprit. Wanderlust, pour ne citer que lui, est bien un appel à la grandeur des voyages et de la soif de chacun de découvrir le vaste monde, une ballade , disons le d’emblée, déjà d’anthologie avec le souffle d’un morceau d’Homogénic comme Bachelorette (eh oui rien que ça ma bonne dame) mais avec des cuivres en lieu et place de corde. Et ça fait très mal. A la vibration primordiale des cordes Björk substitue le souffle et d’un coup l’univers musicale s’ouvre devant vous.
Néanmoins ce nouvel alboume ne s’adresse pas qu’à l’esprit comme on a pu le reprocher à Vespertine ou Medullà, car il y aussi de la foudre. Et quels éclairs! A faire pâlir le Dr Emmet Brown ! 2 morceaux sont de véritables pains dans la gueule : Innocence aux beats minimaux basé sur des samples de bruitages de jeux vidéos (lo-fi mon amour) et surtout surtout Declare Independence. Pour ceux qui avait apprécié la sauvagerie de Pluto dans Homogénic Björk et Mark Bell donne un grand frêre à ce morceau proche de la techno hardcore. D’ailleurs je cite ici la réaction de %let en découvrant le dit morceau (tu ne m’en voudras pas hein ?) « hey mais c’est thunderdome volume 23 !! ». En effet ça castagne mes amis, et ça fait plaisir : le beat s’intensifie avec l’appel à déclarer notre indépendance vis à vis du monde, des autres, du nutella, de toute forme de joug, jusqu’à tabasser sec sur les derniers HURLEMENTS de Björk qui nous enjoint à lever nos drapeaux. Un morceau qui prend aux tripes, au diaphragme, aux gonades et qui nous laisse proche d’un état de transe guerrière, un morceau à déconseiller aux amis des petites fleurs, des bisounours ou d’Heidi la petite fille de l’Alpe (encore qu’on peut aimer Heidi et cette chanson, j’en suis la preuve vivante…mais pas sobre…). Les balades avec Anthony The Dull Flame of desire (titre déjà culte) et ses cuivres qui vous léchouillent comme un feu rampant et My Juvenile, moment de grâce suspendu se trouvent toujours dans la proximité directe de ces attaques à rythme armé, preuve du sens du détail délirant dont à fait preuve cet galette.
Bref un alboume qui parle à notre soif d’ouverture sur le monde et la nature ainsi qu’à notre corps et sa volonté animale de s’exprimer dans ce monde. Une merveille d’équilibre entre les morceaux éthérés des 3 derniers alboumes et les « dance floor anthems » de Post ou Debut. Une fringale du vaste monde et de sa réalité physique néanmoins. Je pense même, en bon fanboytron, que cet alboume ouvrira Björk à un public encore plus large que celui qui est déjà tout entier gagné à sa cause tant elle a su s’ouvrir tout en restant l’extraterrestre qui nous fait l’aimer.
Merci Mlle Guðmundsdóttir, une fois de plus. Ainsi qu’à toutes les personnes de génie desquelles vous savez toujours vous entourer, Mark Bell, Timbaland, Konono 1er, Michel Ocelot pour le clip, Anthony Hegarthy et sa voix très jjjesque, la fanfare de cuivre qui habite littéralement cette alboume, Min Xiao-fen et son étrange instrument vu dans DR9, et j’en oublie.
Musique :
A votre avis ?
Serge Reggiani : La java des bombes atomiques. Sur la base d’une note de Boulet, j’ai repris un malin plaisir à écouter cette chansonnette œuvre de Boris Vian à l’origine.
Les Fatals Pilchards : Dis-moi. 200% jeux de mots pourris, un travail d’orfèvre de la vanne.
Les bourgeois, Et puis merde je vote à droite. Parce bon c’est le moment de les écouter en boucle quoi…
Et continuez d’écouter Oshen aussi tiens.
Jour de Plage :
Death Note. Eh ben voilà, il est là le manga qui me redonne envie de lire des mangas. Nononbâ m’avait pas fait ça tant il était ovniesque, là on a du très bon seinen (manga pour jeunes adultes).
Romain de Mélaka. Parce que, parce que, parce que la bd autobio c’est aussi des moment tragiques.
Film (au ciné) :
Still Life de Jia Zhang-ke. Je crois que je suis amoureux de l’utilisation de la DV pour l’irisation de la lumière. Mais attention, il n’y a pas qu’un prétexte technique dans ce film, il y a surtout une réflexion de fond sur la Chine contemporaine, capable de modifier son environnement dans des largeurs jamais atteintes par l’homme et pourtant en dernier instance ce sont bien les liens humains qui doivent faire ou défaire tout cela.
Spiderman 3 de Sam Raimi. Si vous avez aimé les 2 premiers, n’y allez pas. Dans le cas contraire, n’y allez pas non plus.
Allez hop hop hop disparaissez maintenant, retournez voir plaf qui perd des visiteurs ou les nouvelles aventures des Heroes chicouchiquesques
vendredi 4 mai 2007
Lectrices, Hannibal...
Excusez-moi… j’ai perdu le rythme, 1 semaine que je vous délaisse, vous faisant miroiter des choses sublimes dans mes commentaires mais me contentant au final d’ajouter des liens… Liens de qualitay certes, mais rien qui ne soit vraiment un éjaculat putride de mon cerveau malade et défaillant. Cette période d’inactivité bloggesque a été, en plus d’une ascension (Géraaaaaaaaard) de sommets auvergnats sans façon, une période de réflexion profonde, un peu comme genre les paroles d’une chanson d’Alizée. C’est dire si je me suis fait mal au ciboulot…
Aidé par l’alcool de prune et les critiques acerbes d’un fin exégète (« honnêtement ton blog, c’est de la merde » ), j’ai entrepris de me pencher sur le message que je souhaitais délivrer à mon public d’anthologie. N’essayez pas de fuir, j’ai un excellent module stat qui me permet de savoir que par jour une 20aine de personnes de qualité supérieure, garantis sans engrais ni traitement chimique, traînent en ces parages de naufrage mental…
Bref comme j’ai fait le choix de ne pas faire de ce blog un journal secret comme au plus grande heure de ma formidable 4e5 à Bachtia, comment ne pas paraître trop austère ou pointu au lecteur de passage ?
Naïvement, parce que peut-être des fois, j’ai une foi indéfectible en l’amour de l’être pour l’art (Bigre que c’est ronflant comme formule…), je pensais que causer musique, film, jour de plage et octopodes séchés sur un rocher au soleil de Farinole (Feringule pour les puristes qui malmènent les panneaux de signalisation) serait une assez bonne chose pour commencer. Raconter au final ma vie, mais pas au travers des micro évènements qui parsèment mon trajet vers le boulot chaque matin ou de mon bureau à mes chiottes chaque jour, mais par le truchement de mes découvertes hétéroclites au hasard de la bande FM, des rayons des librairies ou du Net. Lecteur, mon semblable, ma douleur, ne me fais pas croire que putain tu peux accorder plus d’importance à la texture du caca dans lequel j’ai marché qu’à l’harmonie des couplets en duo de « Comment te dire adieu » version Jimmy Sommervile ???
Si c’est le cas je boude…
Mais pas trop. Je n’ai pas pour vocation d’éduquer les foules, malgré les vagues mélancoliques qui m’assaillent chaque soir quand sur ma terrasse j’attends communistiquement la venue du Grand Soir, je veux juste partager un peu les vibrations qui m’habitent et me hantent (jaytayvay, si tu fais le moindre calembours là-dessus, je noie ton alboume de ten years after).
Flatte-je mon égo de cette manière ? disons qu’étant unique responsable de la prose portant mes critiques, je me fais un peu plaisir des fois. J’ai trop lu les Cahiers du Cinéma ou les Inrock pour croire que le chemin le plus court entre l’œuvre et la sensation est la ligne droite, sauf dans le cas particuliers du cinéma pour adulte, mais là n’est pas le propos… C’est sans doute parce que j’aime écrire que j’ai franchis le pas pour ce bloug. Mais écrire juste pour soi ne vaut pas mieux que la masturbation et au bout d’un moment, non seulement ça lasse mais en plus ya des cloques. J’arrête les métaphores salaces, car à trop en abuser ça lasse… ahem…
Bref j’ai pensé que le ressenti de mes occupations de temps de cerveaux pouvaient intéresser. En vain semble-t-il. Et puis écrire sur une chanson ou un film sans vous les proposer, c’est aride. Je n’aspire qu’à être une étincelle qui vous poussera vers un œuvre, rien de plus. Si au final les lecteurs refusent le dialogue avec le gluons du trou et de l’étincelle (Téléchat is the Light), je n’y peux rien.
Ayant beaucoup flatté ici mon petit égo et mon vif, je prends la décision de continuer. Si la culture ne vous intéresse pas, passez votre chemin, si la soif de divertissement vous anime, passez de temps à autre me faire un petit coucou, il y aura toujours une petit quelque chose à vous mettre sous la dent.
Au final, mon blog c’est de la merde, mais la merde ça a du goût !
D’ailleurs subreptice je voudrais parler aujourd’hui d’une chanteuse fort gouteuse, qui elle ne fait pas de la merde, Oshen.
la demoiselle a sorti ces jours-ci sur l’iTunes Music Store (et dans qq semaines en galette, pour les refractaires à la musique sans support physique) son second alboume et qu’elle ne fut pas ma joie de pouvoir combler le vide entre mes deux oreilles par ses textes savoureux.
Découverte au hasard d’une première partie d’Anaïs, je suis tout de suite tombé amoureux de son à-propos et de ses paroles.
Tantôt tout à fait conceptuelle (« Le Chat » : Un chat Gris/un Grand chat/ Un chagrin de bonheur/M’a poussé au milieu du cœur/ A poussé comme une fleur/ j’ai le bide qui bat la chamade/Ma fierté en prend pour son grade ) ou fondamentalement ironique (« Capitaliste » : Je crie au bon moment/ Je te regarde complètement bouleversé/ tu m’avoue que tu n’songes qu’à faire jouir l’autre en premier ; écoutez bien sa diction, c’est un sourire en coin qui vous parle), elle porte tout ça avec une bien belle énergie sur scêne. D’ailleurs l’ayant connu d’abord sur scène la 1er écoute de l’alboume m’a avait un brin refroidi. Que nenni 6 mois plus tard, c’est un de mes disques de chevet !.
Dans ce second opus, moins de textes conceptuels, sauf vers la fin de la galette (Arc en Ciel en particulier où on retrouve la plume du Don de L’Aigle ou de Une Noix), toujours autant d’histoire d’amour (Jim, La Première Fois que…), mais des orchestrations plus riches (Si On Tombe, Jim). A la première écoute, j’ai bien entendu été déçu, comme pour Pamplemousse Mécanique des Fatals, comme Limousine de Brand New, comme Bat Out of Hell III de Meat Loaf. Mais ce n’était qu’un arc réflexe de mon formidable sens de la contradiction. Ce second alboume est bieng. Moins aride que le 1er, il fait la part belle au mélodie qui vous trotte dans la tête des heures durant et vous font mettre « repeat » sur le même morceau, comme « Baratineur » duo/combat de boxe avec Anaïs, que les fans de la 1ere heure connaissant déjà tant il s’agit d’une piêce centrale du tour de chant des deux troubadours marseillaises. D’ailleurs, en voilà un beau single mesdames, texte drôle pour Anaïs, voix caressante pour Oshen, refrain qui claque comme une reprise de volée pleine lucarne qui fait se lever la tribune Petrignani à Furiani, complicité de tous les instants des interprètes (Oshen programmait le 1er groupe d’Anaïs à l’époque de leurs débuts marseillais), voix parfaitement placées (Anaïs en haut, Oshen en basse, et putain qu’est-ce que j’aime les basses…), bref ça risque de faire mouche.
Un alboume de qualitay d’une chanteuse de qualitay. Et plein de bonnes choses à écouter sur son MySpace, le lien est sur la droite.
Musique (et que chacun se mette à fermer sa gueule svp) :
Bah bon Oshen quoi, les 2 alboumes…
Joe Dassin : Il était une fois nous deux, Dans les yeux d’Emilie. J’ai mal, et c’est bon d’avoir mal.
Robert Charleboué : Je rêve à Rio, Conception. Eclatation totale Robert, et c’est pas thom qui me contredira !
Juste Jacques : Glory Days. Rah la puissance du dernier jour de Rock en Seine cette année les jeunes…
Les Fatals Picards : Montez le pantalon, mais la version de Picardia Independenza, tellement plus drôle !!
Jimmy Sommerville : Comment te dire Adieu. Si toutes les reprises étaient de ce tonneau le monde serait sans doute moins désespérant.
Jean Ferrat: A la une, Dans la Jungle ou dans le Zoo. C'est ma participation politique du WE...
Jour de Plage :
F’murr : le Génie des Alpages. 14 Albums en 30 ans, un ras le bol du bleu, un esprit à part. Un grand merci à la wilde reiterin de m’avoir fait découvrir ça.
Monsieur Le Chien : Paris est une Mélopée. Rien que parce qu’il y a mélopée dans le titre et qu’il sait lutter activement contre Alzheimer, cet homme mérite.
Série :
The L World. Le casting de Desperate Housewives est tout pourri à côté !
Allez il faut partir maintenant, Davy a sans doute des choses bien plus intéressantes à dire que moi et Mélaka a sa petite Maya à vous présenter
mardi 24 avril 2007
Dormir c'est tricher
Musique:
Brand New: Millstone, Degauser, Jesus Christ. Plus ça va, plus j'aime cet alboume. Faut arrêter de me donner de bons conseils madame!!!
Joss Stone: Less is More. Ya pas à dire son deuxième alboume reste largement mon favori, écoutez Snakes and Ladder aussi tiens.
John Miles: Music. 'azy shushu, tu m'as mis ta merde dans la tête fdp :fou:
Alizée: Moi, Lolita. Live au Festivalbar, ça tabasse des requins-scie. Allez voir sur Youtube si vous ne me croyez pas
Livre:
RICHARD WAGNER: Parsifal. Après tant d'attente ENFIN IL EST MIEN. Et le début fait déjà honneur.
Der reine Tor"
Alain Damasio: La Horde du Contrevent. Parce que tant que vous ne l'aurez pas tous lu et appris par coeur je vous en parlerais
Allez partez maintenant allez voir si Sophie des Toujours ouvrables a dit du mal de George marchais ou si Cha a toujours les cheveux aussi rose.
vendredi 20 avril 2007
Iteuseu bine eu arday naïte inde ouive bine weurkine laïke dogue
Après le titre pour Joe Marchand, v’la le titre pour Pablo. Vous inquiétez pas il y en aura pour tout le monde, d’autant plus que j’adore les titres pourries mais ça vous vous en êtes déjà rendu compte… Vous dire que j’ai été traumatisé par ma première dissert’ de lettre en khâgne dont le sujet était « Qu’est-ce qu’un bon titre ? ». En bon littéraire, sûr de mon fait et de références à Lovecraft, j’avais cartonné et pris un majestueux 5…
Rigolez pas, j’en fais toujours des cauchemars… Bref un bon titre peut tout faire et même faire passer un livre tout pourri.. . enfin presque.
D’ailleurs par rapport à la note de la dernière fois, faut que je vous eSplique : les amateurs de musiques bruyantes auront reconnu le refrain d’une jolie ritournelle des Prodigy que je conseille à toutes les mamans au moment de coucher leurs progénitures pour les entraîner vers les brisants du rêves, Poison. Or Remedy=Cure, et je parle de New Wave et de Fatals Picards, donc je faisais un référence UBER tordue à Cure Toujours, excellente piste du dernier alboume des Fatals Potes à Sophie W (ou V), où il est question Niou ouayve et de murs noirs. Et pour vous dire à quel point ce morceau c’est trop d’la balouze, Mélaka l’a ajouté dans sa radio. Alors hein bon, sur cette base, je crois qu’il n’y a plus rien à ajouter…
Je relis ce paragraphe et je comprends pourquoi Pablo me disait que c’était dur à lire… Mais j’ai jamais été foutu de dominer mon récit. Donc pourquoi le titre tout pourri ci-dessus ?
En plus d’une évidente référence à un groupe qui a su faire des choses pas dégueulasses dans les années 60 et 70, c’est l’histoire du chien qui nous intéresse. Pas le Chien, le plus bel homme de la blogosphère, mais juste un chien, un qui fait wouf. Et surtout les après midi.
1975
Sidney Lumet
John Cazale
Al Pacino
Chris Sarandon
Lance Henrikssen
Casting bien entendu dans le désordre je mets juste les acteurs dont je me souviens du nom.
Scénario : un bracage tourne mal. Basique hein ? sauf que là, faut voir la trajectoire !
1ere scène (hors générique), 3 compêres assis dans la bagnole sous un réverbère, visiblement tendus, zonent devant une banque. On l’a instantanément compris, il cherche à la braquer. Ils entrent et paf 1er coup de théatre, le plus jeune ne se sent pas capable de braquer un flingue sur quelqu’un, s’excuse et s’en va. On est déjà dans l’humour, il laisse Sonny (Al Pacino) et Sal (John Cazale) un peu désemparés… Mais bon Sonny connaît un peu les rouages des banques et il est armé, Sal ne dit rien mais il est armé aussi.
2e coup de théatre, les coffres sont quasiment vides, on leur a refilé un tuyau percé… 1100$ dans le coffre, quelques liquidités dans les guichets, c’est maigre… mais nos deux braqueurs en herbe s’en satisfont pour le moment jusqu’à ce que le téléphone sonne…
Et là Sadako sort de la télé et tous meurent avec d’effroyables rictus de terreur.
Horrible, affreux, pire que quand Nina Meyers bute Terri à la fin de la saison 1 de 24.
Avouez que vous y avez cru !!!
Non en fait c’était le commissaire Moretti au bout du fil qui annonce à ce très cher Al Pacino qu’ils sont fait comme des rats. Et là tout s’enchaine… pas…
Nos deux compères n’avaient RIEN prévu en cas de pépins et se font engueuler par « Grande Gueule » la responsable des filles de la banque !!! Al Pacino, futur Tony Montana ou Carlito, se faisant pourrir par une grande gigue blonde façon MLF enragée, ça vaut son pesant de cacahouète !!
A ce moment là commence le Al Pacino’s Show, qui presque malgré lui donne une tournure politique à son geste contre un état policier un peu facile de la gachette, émanation d’un président qui s’est un brin pris pour un cowboy. Car oui Un Après-Midi de Chien est un film politique, c’est indéniable : on y brasse un état policier, une défense des minorités naissantes (la communauté gay avec un Chris Sarandon sublime, une femme dans un corps d’homme, ce qui pour l’époque n’est pas une thématique si répandue), une critique de l’amérique puritaine (« Mon corps est un temple, je le protège du cancer » Sal, je t’aime !!!, « je suis chrétienne, mes oreilles ne sont pas une poubelle », tout ça pour un « F. word », alors qu’à côté Al Pacino balance des « fuckin’ » et des « bullshits » comme Ségo enfile les idées creuses), la justice spectacle (un reporter qui appelle directement la banque pour avoir une interview), les médias sans finesse (Non Sal tu n’es pas gay, t’inquiète, même si je t’aime !!!).
Bref un brulôt sur la société des années 70 avec un méchant flic, qui ressemble vachement à Nixon himself, et qui est une sacré crevure à côté du débonnaire Moretti.
Mais finalement, ce film perd-il son intérêt 32 ans plus tard ? J’ai lu ici ou là des critiques assassines sur le manque de rythme, le peu de décor, les sujets rebattus… Déjà le coup des sujets rebattus, c’est hors de propos en 1975, voilà typiquement le genre de critiques de gens qui sont passés à côté du film pour commencer. Chais pas moi, c’est comme les gens qui voient Nosferatu 1er du nom et qui sorten « ouais mais bon les Vampires quoi… ». « Ouais mais bon à l’époque ça n’existait pas en film,‘bruti ». Replacer les choses dans leur contexte ne doit pas être une option, si ça vous emmerde, ne regardez que des Decoteau là où vous demandera pas d’utiliser votre tête. Et encore dans A Dog Day Afternoon, l’humour 2de degree doit faire tenir le public… On rit beaucoup des mimiques de Al Pacino, de sa déclaration d’amour à Léon, de son air ahuri quand sa mêre vient le voir, mais la conclusion fait de ce rire franc un rire amer au final. En effet tout le film est basé sur le passage de l’enfermement et du groupe à celui de l’ouverture et de la solitude. Tant que Sonny et Sal sont dans la banque, ils sont au centre d’une cosmogonie bien huilée et bien visible même à l’écran :
Les braqueurs
Les employées de Banque
Les Flics
Le public
Les médias
Et ces cercles tournent en harmonie jusqu’à ce que, au détour d’une réplique de Sheldon, le flic fourbe, un cercle tente d’interagir avec la valse hésitation des braqueurs. Dès lors, la tentative de fuite devient un combat pour sauvegarder les cercles. Il n’y a qu’à voir la sortie de la banque, en rang bien sérrés, et les places de chacun dans le mini-bus qui amêne Sonny, Sal et les otages vers une fuite…
En fait, la meilleure critique qu’on puisse faire de ce film, c’est Brel qui la fait, dans « Seul » :
On est million à rire
Du million qui est en face
Mais deux millions de rires
N'empêchent que dans la glace
On se retrouve seul
Car c’est bien ce qui attend notre histrion de braqueur à l’heure du générique de fin…
Je tiens à dire que j’ai lutté de toutes mes forces pour spoiler le moins possible, mais sérieusement comment critiquer un film sans rien en dire. Vous raconter l’histoire n’est pas vous raconter le film, un film est autrement plus qu’une simple histoire, sinon tout ne serait que compte.
Et c’est bien une des forces de ce film, sur un canevas simple, pour ne pas dire simpliste, le jeu habité de deux acteurs déjà au top (Sal, je t’ai dit que je t’aimais ?) et une mise en scène classique mais au combien efficace font qu’on dépasse le stade du divertissement. Non que le divertissement ne soit pas une chose noble, bien au contraire, mais quand on peut avoir plus, pourquoi bouder notre plaisir de grincer des dents ?
En conclusion, le public, nombreux, de cette scéance ne s’y est pas trompé, A Dog Day Afternoon ne trahit pas sa réputation. Un vrai classique ne meurt jamais.
Musique (makes the people come together comme disait Maradonna ce formidable artiste pop) :
Brand New : Limousine (un refrain 100% artichaut), Sowing Season (une fin cathartique comme on les aime). L’alboume complet « The Devil and God Are Raging Inside Me” est encore une découverte que je dois à %let, encore beaucoup merci de faire mouche à chaque fois
Jacques Brel : Seul, Dors Ma Mie
Brigitte Fontaine : L’amour c’est du Pipeau (Kasdédi à Playm !)
Bernard Minet et Caline : Moi , j’ai le pouvoir (générique de She-Ra, la sœur de Musclor)
Bayday (ou jour de plage) :
Alex Ross,Jim Krueger,Dougie Braithwaite : JLA Justice (Dites à Caat qu’elle est Alex Ross, elle va apprécier). Certes il faut aimer les comics, mais rien que pour les couleurs d’Alex Ross vous pouvez faire un effort.
Neil Gaiman et des tas de dessinateurs différents : Sandman, n’importe quel tome, car comme le dit si bien la 4e de couverture, « chaque tome constitue une aventure indépendante ». Et surtout une putain de bonne bd.
Allez cassez vous maintenant, allez vous faire vomir sur les jeux de Kek ou vérifier si Sophie V (ou W) a fini par faire sa lessive.
lundi 16 avril 2007
I Got Da Poison, You Got Da Remedy
On commence par les remerciements à Plaf et Playm qui m'ont ajouté à leurs liens. Avoir une place à côté de Boulet ou de Chicous ça me fait des choses à l'intérieur du dedans de mon corps!!!
Bon, on est parti.
Alors qu'est-ce qui vous attend ici ce soir: de la musiiiiique!!!
Comme c'est étrange, comme c'est bizarre et comme c'est inattendu...
Style:New Wave!!! et oui en 2005, il y a encore des gens pour faire de la New Wave, parce que la New Wave ne meurt jamais, la vague toujours renouvelée, le flux et le reflux de l'onde sur le sable meuble, un monde nouveau à chaque cycle, blablabla... On a dit pas les critiques des Inrocks ok? Qu'est-ce qui peut pousser un groupe en 2005 à suivre un courant des années 80? Selon moi, c'est la mode du lo-fi de ce début de XXIe siècle (lo-fi qui même au XXXIe siècle sera toujours à la mode, si, si je vous jure, ya qu'à écouter la zik de Ulysse 31, c'est un peu la quintessence du lo-fi), qui fait que la New Wave avec ses beats bien 4bits, ses montées chromatiques dignes des meilleurs jeux game boy revient à l'honneur. Et aussi parce qu'il n'y a pas d'époque pour les voix monocordes.
Voix: Ben comme dit plus haut, c'est monocorde, neutre, blanc. Comme un vieux bruit blanc de la puce FM d'une Master System. De suite, je sens que je perds les fan de lara Fabian et Florent Pagny avec mon chanteur sans coffre. Et ben tant mieux ! Ca peut paraitre bizarre d'aimer une telle voix mais elle ajoute pourtant une plus-value forte aux textes du groupe, de l'humour.
Prenons Out of Control (et prenons-la bien!):
Kind of dancing, though not at all
She had stockings running up to her thighs
Snaps her fingers to keep the time
From the back of the room I saw her there
I said she wants to be alone and I shouldn't dare
But then she noticed me glance at her
I had no choice but to dance with her
[Chorus]
The lights that move sideways and up and down
The beat takes you over and spins you round
Our hearts steady-beating, the sweat turns to cold
We're slaves to the DJ and out of control
I watched her feet move, her hips they sway
Does a hair flip then starts to say
Oh, my God, it's my favorite song
I pull her close and she sings along
3e couplet, je vous conseille d'écouter le "Oh My God, it's my favourite song", c'est un modèle. La fille qui le dit pass de suite pour un futur prix nobel, c'est clair.
Ne croyez pas que je me moque au contraire, ce détachement tout british pour un groupe californien, ben ça fait quelque chose. De plus, en dehors même de la voix, les textes sont bien trouvés, avec une vraie scansion comme je les aime avec des mots qui claquent bien métalliques, bien sharp sur les lignes de basse et les accords de guitare.
Musique et arrangements: bah c'est de la new wave, énormément de guitare, d'arrangement lo-fi, de la batterie bien claire et carrée, voir Sister et ses riffs simples mais d'une efficacité redoutable pour bien se faire une idée ou l'intro de Red Flags and Long Nite.
Je ne reviens donc pas sur les textes, bien écrits, qui font mouche à tous les coups:
That I knew that this would happen
That things would go this way
But I cannot deceive you, this was never planned
I know that you're the right girl but do you think that I am the right man?
Alors tout n'est pas rose, le revival new wave est à la mode de nombreux groupes sont sur le créneau (I Love You But I'Ve Chosen Darkness en tête, mais eux ils trichent avec un nom encore plus à coucher dehors sous la pluie), l'offre est dense et SWR surfe sur cette vague. En apportant quoi? Selon Allmusic, rien (critique assassine sur le site), selon moi, un p'tit goût de métal et de pluie au fond de votre bouche et dans vos oreilles. Peut-être que d'autres font ça mieux, mais eux je ne les connais pas, alors je n'en parle pas!
Un alboume à écouter les jours de trop beau temps ou de gentille euphorie, parce que faut pas déconner la mélancolie c'est quand même mieux que tout le reste!!
Zizik:
Je vous fai pas un dessin, mais je vous recommande sur l'alboume Red Flag and Long Nite, Someone Must Get Hurt, Out Of Control, These Things (Best.chorus.ever!!)
Nicolas Peyrac: Bastia (oui et si vous êtes pas content c'est pareil!), Les Cocotiers Bleues
Solomon Burke: Got to get you out of my mind
Livre:
Alain Damasio: La Horde Du Contrevent (VOUS DEVEZ TOUS LE LIRE!!!! une critique ici dès que Kris l'aura fini)
Breslow and Day: Statistical methods in cancer research. Vol. II: The design and analysis of cohort studies
Allez partez maintenant, allez voir si Martha s'est remise de ses émotions chez Plaf ou chez Boulet s'il a enfin fait une note pourrie...
PS: Merci à qui de droit pour m'avoir fait connaitre ledit groupe!
samedi 14 avril 2007
De Profundis.
Quoi que, à bien y réfléchir...
Bon ok si la zik est une religion, on va causer religion.
La mienne, et la tienne aussi si tu y réfléchis bien,
hop hop hop, on est pas là pour causer Björk, ya des déjà des sites très bien pour ça, et on va finir par croire que je suis un fantron...
Bref la pulsation de base de la musique, LA BASSE.
La basse est, et doit être à la musique, ce que l'oxygène est à la combustion, le carburant, la force motrice, voir le primum mobile.
Comment peut-on concevoir de musique sans basse? Et pourquoi pas un coeur sans pulsation? Et pourquoi pas des idées dans le programme de François Bayrou?
Non m'imaginez pas la dernière proposition, vous vous feriez du mal...
Il ya une espèce de morgue imbécile chez certains gratteux qui leur fait mépriser les bassistes, et j'avoue n'avoir jamais compris pourquoi. A se demander si ces gens-là (les gratteux qui n'aiment pas les bassistes hein, pas TOUS les gratteux) ont déjà écouter une musique autre que les horribles miaulements qu'ils peuvent produire avec leur substitut phallique, signe d'une adolescence sans doute mal digérée... Non je n'énerve pas j'explique bordel...
Donc ces personnes qu'on affublera d'aucun autre qualificatif déplaisant, ont-elles, au hasard,déjà entendu The Lemon Song ou Since I've Been Loving You ?
Pouvez vous imaginer l'espace d'une seconde la première citée sans sa ligne de basse????
NON MALHEUREUX LE FAITES PAS!!!!! c'est un coup à voter Bayrou ça...
Et encore je ne cite pas les chansons directement "bass-driven" comme Another Bites The Dust ou Under Pressure, ça biaiserait la démonstration.
Enfin tout ça pour dire que quelque part faut être un peu con pour taper sur les bassistes, si ça vous amuse tant que ça amis gratteux crevés de morgue, faites moi le plaisir d'essayer de vivre sans faire battre votre coeur et on en reparle... ou pas
Musique:
Ben toutes les chansons précdemment citées, avec les basses à donf de préférence. Pour The Lemon Song, n'hésitez pas à jeter un pavillon à la version des Black Crowes avec Jimmy Page, un guitariste qui mérite aussi.
Björk: 5 years
Bowie: Five years
Kyuss:Ecoutez Blues For The Red Sun en entier, ça ne pourra que vous faire du bien
Allez maintenant partez, allez voir chez Playm si j'y suis, ou si Monsieur Le Chien est toujours aussi laid.
